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Un article de Avaricum.
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SAINT · EMPIRE · D'AVARICVM
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Le portail de l'État avarois
Une section de l’Encyclopædia consacrée à l'administration et au gouvernement du Saint-Empire. |
Une révolution rouge carzinalice
Personne n’avait eu connaissance du rappel du carzinal de Fleury dans la capitale. Dans une lettre que l’Empereur a adressé à son beau-frère, il a, dit-on, et sur un ton ne souffrant pas la contestation, privé Zichten Itza d’une personnalité remarquable. Ce faisant, c’est à un véritable coup de majesté que notre bien-aimé souverain a procédé. Visiblement lassé des petites cabales et des rivalités de quelques vicomtes qui se verraient bien prendre la place des princes du Sang, affecté par une relative désertion de la Cour, due au départ des princes et des grands seigneurs qui tous juraient jusque peu par le seul mot de “conspiration”.
Gouvernement de l'Empereur
Gouvernement des princes
- Principautés d'Argentorate et Guysenval
- Principauté de Castillon
- Principauté de Castelmaure
- Califat de Skotinos
Gouvernement ecclésiastique
Le gouvernement l'empereur se divise en deux : une partie est collégiale, l'Empereur gouverne alors au sein de la curia regis ou "Cour-le-roy" des anciens juristes. L'un d'eux, Jacques Bodin, affirme que l'Empereur doit gouverner en "grand conseil". L'autre partie est constituée par les grands commis de l'État : chancelier, surintendant des finances, secrétaires d'État, officiers généraux. Ceux-ci sont des décideurs, proches collaborateurs de l'Empereur ; ce sont en fait des ministres.
On distingue deux types de conseils, ceux de justice et ceux de gouvernement. Les premiers rendent la justice retenue de l'Empereur, ils sont présidés par le chancelier d'Avaricum. On distingue :
Les conseils de gouvernement assistent l'Empereur pour les questions de politique tant intérieure qu'extérieure. Ils rassemblent les ministres d'État, le chancelier d'Avaricum, les secrétaires d'État, notamment. Ils se répartissent de la manière suivante :
- le conseil d'État dont la composition est laissée à la discrétion de l'Empereur qui y évoque les affaires les plus importantes, notamment celles des affaires extérieures ;
- le conseil des Dépêches qui rassemble les principaux décideurs et au cours duquel on lit les rapports des autorités provinciales et l'on débat des affaires d'importance un peu moindre que précédemment.
Les proches collaborateurs de l'Empereur sont :
- le chancelier d'Avaricum : chef de la justice et premier magistrat ;
- le surintendant des finances : il gère les caisses de l'État et supervise en partie le commerce ;
- le secrétaire d'État aux Affaires étrangères : diplomate chevronné, sa fonction première est de conduire la politique étrangère d'Avaricum ;
- le secrétaire d'État à la Marine : il a la charge de la flotte de guerre de l'Empereur comme celle de commerce, il contrôle donc en sus le commerce extérieur ;
- le secrétaire d'État à la Maison de l'Empereur : homme proche de l'Empereur, il double le Grand-maître d'Avaricum et a juridiction avec lui sur la Maison de l'Empereur, mais aussi sur la police et les villes de Castillon-Villeroy et Saint-Nicolas-de-Guysenval, ou encore les théâtres, opéras, jardins botaniques.
- le secrétaire d'État à la Guerre : il entretient l'armée de l'Empereur, c'est l'âme de toutes les guerres que mène l'Empereur et il lui arrive dans ces conditions de prendre le pas sur son homologue à la diplomatie.
L'on a coutume de dire qu'Avaricum s'est bâti sur la justice car ce fut la première administration structurée. On distingue notamment :
- la chancellerie d'Avaricum, « ministère » de la justice ;
- le conseil des Immortels, cour de justice la plus haute ;
- les présidiaux, cours d'appels rendant la justice princière ;
- les tribunaux ecclésiastiques qui jugent tous els prélats avarois et les cas d'hérésie.
L’État avarois fut établi en 1547 lors de la signature du traité de l’harmonie des Nations qui fit naître le comté, bâti sur les royaumes préexistant de Nouvelle-Alexandrie. La dénomination de « comté », ou plus justement celle de « comtat », provient d’une confusion linguistique : l’on désigne en effet à cette époque le premier officier du roi de Catillon, sous le nom de « comte palatin ».
C’est donc un État monarchique et féodal qui apparaît. Le comte dispose d’une autorité faible sur ses vassaux, et ceux-ci détiennent une très large autonomie : l’entretien d’une armée régulière aussi nombreuse que bon leur semble et un pouvoir décisionnel dans tous les domaines sauf la diplomatie. Le comté demeure très hétérogène à l’intérieur et le prince de Guysenval, vassal bouillonnant, organise de nombreux complots qui remettent en cause son unité.
Une révolte populaire met à bas le système établi le 14 Avril 1705, jour anniversaire de l’Harmonie des Nations : des armées populaires de Castelmaure, rejointes par des Castillonnais, attaquent et battent l'armée du prince de Guysenval et occupent sa capitale. Les princes de Castelmaure et de Guysenval sont chassés et le comte Philippe, toujours populaire, doit composer avec les émeutiers. Une constitution est établie, entérinant une relative démocratisation. Le retour du prétendant à la Couronne de Guysenval dans le comté et le réveil du sentiment monarchique permettent un retour à la situation antérieure un an plus tard, date où Édouard VI, restaure les princes avarois et proclame l’Empire après la conquête du califat de Skotinos.
Les vassaux de l'Empereur se montrent prompts à la révolte et l'on assiste donc à un discret changement de régime avec la promulgation de la constitution impériale le 17 Décembre 1706, instituant une forme de gouvernement tempéré par des institutions populaires qui sont crées au détriment des princes avarois. Dans ce contexte, le prince de Guysenval s'oppose fréquemment au calife de Skotinos et l'Empereur peut ainsi s'imposer.
L'Empire gagne en 1707 la principauté d'Argentorate qui échoit bientôt au prince de Guysenval, lequel devient le second personnage de l'Empire. Il gagne en influence à la Cour, et la prise en main des affaires par le carzinal de Fleury en est le symbole. Quoique la constitution impériale n'est pas officiellement abrogée, elle est de fait démantelée et le traité de l'harmonie des Nations redevient la base du droit. Les principautés avaroises gagnent en autonomie, mais l'Empire se retrouve renforcé par la paix intérieure qui y règne dès lors.
Les grands-offices constituèrent le gouvernement primitif du comtat d'Avaricum. Les titulaires de ces charges détenaient en effet la gestion des finances, des armées et de la justice du souverain avarois. Originellement donnés à de grands bourgeois ou à des hommes d'Église, ces offices devinrent bientôt l'apanage de grands seigneurs avides d'honneurs. En effet, de tels titres donnent accès tant au particulier du monarque avarois qu'aux premières places à la Cour. Les grands-offices ayant perdu une bonne part de leur importance politique, ils demeurent cependant toujours prestigieux.
- Le chancelier d'Avaricum garde un réel pouvoir de premier plan sur la justice, c'est le premier magistrat de l'Empire, et le premier personnage après l'Empereur, la famille impériale, et les princes avarois.
- Le grand-maître d'Avaricum dirige la Maison de l'Empereur et les finances privées du souverain. Il met en scène le pouvoir impérial, supervise l'intendance du palais et a la haute main sur l'étiquette. Néanmoins, il n'a plus aucune compétence de gouvernement en matière économique.
- L'amiral d'Avaricum est le chef de la Marine impériale. Il commande au nom de l'Empereur ses armées sur mer. Néanmoins, il ne dispose plus de la gestion de la flotte qui appartient au secrétariat d'État à la Marine.
- Le sénéchal d'Avaricum dirige quant à lui les armées de terre. Il passe devant les maréchaux d'Avaricum. De la même façon, la gestion des armées lui a été retirée pour être confiée au secrétariat d'État à la Guerre.



