Chancellerie d'Avaricum
Un article de Avaricum.
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Gouvernement ecclésiastique
La chancellerie d'Avaricum est coutumièrement le premier des ministères avarois. Charge honorifique par excellence, la Constitution lui attribue les domaines de la Justice, des affaires nobiliaires, de la réception et de l'expédition de la correspondance de Cour, de l'enregistrement des documents officiels. Il ne s'agit pas de prérogatives déterminantes qui permettent d'avoir une assise véritable sur les affaires avaroises ; pour autant, la proximité du chancelier par rapport à l'Empereur, sa primauté sur les autres ministères, son implication – possible lorsqu'elle est voulue par l'Empereur – dans les affaires des autres ministères (la diplomatie notamment), fait du chancelier une sorte de vice-Premier ministre officieux.
Les attributs impériaux gardés par la chancellerie sont la couronne – incarnation de la souveraineté du monarque – et la main de justice – symbole de l'omniscience des tribunaux de Sa Majesté. Ces objets sont précieusement conservés au palais Castillon, siège de la chancellerie, qui jouxte le palais Aragon, résidence de l'Empereur. Une garde de cinq cents hommes veille jours et nuits devant les portes de la salle du coffre qui les renferme. Les effectifs ont en effet été récemment augmentés, sur ordre de Sa Majesté, en même temps que les Fleurys ont réoccupé leurs appartements dans la demeure des souverains d'Avaricum.
La devise de la chancellerie est Findimvs Pro Leo Lyliaqve, ce qui signifie Nous Pourfendons Pour les Lions & les Fleurs de Lys, témoignant par là de l'engagement profond de la chancellerie au service de la Couronne, incarnée par les lions & les fleurs de lys (qui sont d'ailleurs les seuls insignes héraldiques réservés à la famille impériale, bien que l'Empereur puisse concéder très honorifiquement l'arboration de la fleur de lys à des individus tiers, faisant souvent suite à des travaux particulièrement méritoires). Cette corrélation directe entre la chancellerie et la Couronne, moins évidente de nos jours, était autrefois notoire, lorsque le chancelier assurait les fonctions aujourd'hui dévolues au Grand-maître d'Empire et siégeait de droit au Cabinet privé de Sa Majesté.
Le chancelier
Le chancelier actuel est Arkays d'Atékarone, calife de Skotinos, descendant du premier lit de l'Impératrice Sybille, dont il est le petit-fils. Il accéda au califat à la mort de son père, le calife Mélytiade d'Atékarone. La haine vouée à ce dernier par la société guysenvaloise et conservatrice retomba rapidement sur le jeune homme. Son ascension ne fut néanmoins guère entravée grâce aux pressions de sa grand-mère l'Impératrice, et à la neutralité du prince de Chandernagor. Ce dernier assura son intégration à l'Académie, et le nomma archiecclésiaste. Le calife se défit de cette charge lorsque l'Empereur le nomma chancelier, à la place du marquis de Vignecourt. Les Fleurys levèrent leur veto devant l'insistance de l'Empereur et contre une réforme constitutionnelle. Affilié à la gauche libérale, le calife n'en est pas moins détesté par les partisans du salon de Lazzarin auxquels il faut joindre les conservateurs zorthodoxes & fleuryistes du salon de La Grâce-Dieu. Ainsi, la chancellerie, fait inédit dans l'Histoire de l'Empire, est politiquement isolée, par rapport aux autres ministères, qui appartiennent à des opposants d'extrême-gauche. Actuellement, il faut noter qu'une laladie (terme avarois en usage équivalent à une 'maladie' en françois) empêche le calife de Skotinos de continuer à honorer ses fonctions depuis Août 1707. Après la récente réforme du gouvernement avarois, la chancellerie est dirigée par le commodore von Schwartzwolf, garde des scels & du trésor des chartes, avec pleins pouvoirs. Pourtant guéri depuis plusieurs mois, le chancelier n'a toujours pas recouvré ses prérogatives, même s'il a regagné la Cour impériale en Janvier 1709, au terme d'une longue période de convalescence passée en Guysenval et au Skotinos.


