Marquisat de Montefeltro

Un article de Avaricum.

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Marquisat de Montefeltro
« Deo Juvante »

Généralités
   Statut État indépendant
   Capitale Montefeltro
   Religion(s) Zorthodoxe
   Langue(s) François & Avarois

Gouvernement
   Forme de l'État Monarchie Républicaine Citadine
   Marquis Drenato Ier
   Président du Conseil des Cent Baron du Rio

Cartographie

Le Marquisat de Montefeltro est localisé sur le continent sud, à l'ouest de la Nouvelle-Alexandrie. Il est frontalier du royaume du Maisne et du comté de Piémont. Il s'agit d'un petit mais très vieil État, historiquement dépendant de la ville de Montefeltro.

Institutions

Son Altesse Illustrissime Drenato Ier de Montefeltro.
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Son Altesse Illustrissime Drenato Ier de Montefeltro.

Le Marquis

Le Marquis de Montefeltro est en droit le souverain de la cité de Montefeltro et de ses dépendances. Il en est le chef d'Etat et le chef du gouvernement. Il détient les pouvoirs exécutif et judiciaire, alors que le pouvoir législatif est entre les mains du Conseil des Cent. Il est titré:

Son Altesse Illustrissime le souverain Marquis de Montefeltro
Par la Grâce des Dieux
Marquis de Montefeltro
Souverain Protecteur de la cité Montefeltrine
Comte de Venezio
Comte de Getozi
Commandeur Suprême des Ordres Montefeltrins

Le Conseil des Cent

Le Conseil des Cent.
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Le Conseil des Cent.

Le Conseil des Cent, comme son nom l'indique, est composé de cent Conseillers. Il date de l'époque médiévale, lorsque la cité de Montefeltro jouissait d'une Chartre Municipale octroyée par le Comte du Piémont. Il est composé des chefs des Maisons des cent plus grandes familles de la cité de Montefeltro et sa composition est inchangé depuis près de 200 ans. Le Conseil des Cent détient le pouvoir législatif de l'Etat, bien qu'il soit limité par un droit de véto détenu par la Marquis, qui doit apposer sa paraphe sur tous les actes qui en émanent. De plus le Marquis peut, à son grès, siéger au Conseil des Cent, auquel cas il préside la séance, en remplacement du Président.

Le Président du Conseil des Cent

Le Conseil des Cent est dirigé par le Président du Conseil des Cent, qui est choisit par le Marquis dans l'assemblée. Il est chargé de diriger les débats du Conseil, et de conseiller le Marquis dans sa politique, tant interieur qu'exterieur. Il a aussi pour charge d'assumer la régence lorsque le Marquis n'a pas atteint sa majorité (13 ans). Il est révocable à tout moment par le Marquis, qui doit le remplacer dans le même temps. Si le Marquis et le président décède en même temps et que l'Héritier est trop jeune pour régner, le Conseil des Cent élit un nouveau Président.

Le Gouvernement

Le chef du Gouvernement est de droit le Marquis lui-même. Il délègue, s'il le souhaite, certaine de ses prérogatives à des ministres qu'il choisit parmis le Conseil des Cent. Le Président du Conseil des Cent jouit aussi du titre de Ministre d'Etat, et est chargé de superviser l'action des différents ministres.

Histoire

Représentation allégorique de Feltre Ier, premier seigneur du Mont de Feltre.
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Représentation allégorique de Feltre Ier, premier seigneur du Mont de Feltre.

Ère Pré-Alexandrine

C'est de cette époque que date la naissance de la cité de Montefeltro. On ne connait pas exactement la date où les premiers hommes s'installèrent sur les rochers surplombant la mer où s'étend encore aujourd'hui la ville. La fondation légendaire de la ville, en l'an 25, raconte l'histoire d'un Seigneur de Guerre du nom de Feltre, et qui, après avoir écumé les campagnes avoisiantes, pillant et brulant les villages, se serait installé à cet endroit. Il aurait invité tout ce qui le souhaitaient à se mettre sous sa protection et celle de ses hommes d'armes. De nombreux paysans s'installèrent alors, en échange de quoi ils y construisirent la première forteresse (en bois). Le lieu est alors nommé par ses habitants le Mont de Feltre. La cité va grandissante, les Seigneurs du Mont de Feltre, descendant de Feltre Ier, se succèdent au cours des siècles, et la ville se dote de murailles et d'une citadelle de pierre.

Ère Médiévale

La domination piémontine

L'Ère Médiévale est marqué par l'affrontement avec la puissance grandissante de la région, le comté du Piémont. De nombreuses batailles opposent les comtes aux seigneurs du Mont de Feltre. La cité résiste longtemps derrière ses hautes murailles, protégée par sa puissante citadelle. Mais aux alentours du VIe siècle, la ville est prise, et le Seigneur Felpre III, tué lors de la bataille, succombe sans descendance. La ville passe alors sous domination Piémontine, et prend peu à peu le nom de Montefeltro.

Le Municipe

Au cour des XIe et XIIe siècle, la cité prospère grâce au commerce florrissant des armateurs montefeltrins, et en 1237, le comte du Piémont accorde une large autonomie à la cité, qui obtient le statut de Municipe, vassal du Comte. La politique de la ville s'organise alors autours d'un Conseil des Grandes Familles bourgeoises montefletrine, ancêtre du Conseil des Cent.

Son Altesse Illustrissime Eudes Ier de Montefeltro.
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Son Altesse Illustrissime Eudes Ier de Montefeltro.

Eudes, premier Marquis de Montefeltro

En 1437, la guerre éclate entre la principauté de Guysenval et le comté du Piémont. Le Prince Stanislas XI envoit alors dans le sud du comté un jeune noble Guysenvalois, Eudes de Fabille, à la tête d'une petite centaine de chevalier, pour mettre la région à feu et à sang. Eudes s'acquitte de sa tache avec brio, et est bientôt surnommé par les Piémontins Eudes le Sanguinaire. Inssaisissable, il échappe à toutes les troupes piémontines, et fait souffler un vent de panique parmis les populations, qui abandonnent parfois des villages entier à la seule rumeur de son approche. Lorsqu'il arrive devant les vieilles murailles de Montefletro, la légende raconte qu'il se serait exclamé: "C'est une belle rocaille! Nul ne la arde!" Il se serait alors, avec quelques hommes, déguisé en moine sulpicien, et il aurait eut avec la vigie des portes de la ville ce dialogue devenu légendaire:

Statue de Eudes Ier de Montefeltro déguisé en moine, à Montefeltro.
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Statue de Eudes Ier de Montefeltro déguisé en moine, à Montefeltro.


"_ Ouvrez mon bon! Ouvrez aux sulpiciens qui vous demandent humblement asile!
_ Que fuyez-vous?
_ Nous fuyons des hommes d'armes terrible, venu de l'est!
_ Vous n'avez pu leur échapper qu'avec l'aide de Dieu! Ouvrez les portes!"


Entrant alors dans la cité, ils auraient attendu la nuit, puis, égorgeant la garde, ils auraient ouvert les portes au reste de la troupe. Durant le sac de la ville, Eudes, à qui le mot du garde avait plut, se serait écrié: « Deo Juvante ! » (Avec l'aide de Dieu !) Les chevaliers guysenvalois éliminent toute résistance, mais ne se montre pas aussi sanguinaire qu'on voulait le raconter, et ils épargnent tous ceux qui se soumettent. Le lendemain, Eudes réunit le Conseil des Grandes Familles, se fait élir à l'unanimité Marquis de Montefeltro, sous le nom de Eudes Ier. Dans la foulé, il déclare l'indépendance de Montefeltro vis-à-vis du Piémont, et place la cité sous la protection du prince de Guysenval. Quelques semaines après, il est sacré par l'évêque de la cathédrale Saint-Terfrio, et appose lui-même la couronne sur sa tête, en répétant trois fois « Deo Juvante ».

Renaissance avaroise

Après la victoire des armées de Guysenval sur celles du Piémont, le Marquis étend sa dominations sur les campagnes et les villages avoisinants, grâce aux closes du traité de paix signé entre les deux puissance. La puissance de Montefeltro dépasse ses frontières, et en 1375 le conseil de la cité de Venezio décide, avec ses dépendances, de se placer sous la domination de Montefeltro. Le marquis accepte, et s'en suit une nouvelle guerre contre le Piémont, duquel Venezio dépendait. Les armées piémontaises assiègent les deux villes pendant 3 ans, mais grâce à son ouverture sur la mer, Montefeltro parvient à se faire largement assez ravitailler pour tenir. Le comte du Piémont, dépité, retire ses armées, et reconnait la souveraineté de Montefeltro sur Venezio. Le Marquis se titre alors comte de Venezio.

S'ensuit alors période de grande prospérité économique: les riches terres entourant Venezio suffisant à nourir les deux villes et leurs campagnes, les armateurs de Montefeltro se spécialisent dans la Course maritime. Le Marquis accorde de nombreuses lettres patentes, créant un nombre impressionnant de navires corsaires. Les navires montefeltrins sillonent toutes les mers du monde, attaquant tous les navires des puissances en guerre contre Guysenval. La ville est alors surnommée par certains, la "cité corsaire".

En 1547, lors du traité de l'Harmonie des Nations, le Piémont et le Maisne, y voyant un affaiblissement du soutient de Guysenval envers Montefeltro, lancent leurs troupes contre le Marquisat. Montefeltro et Venezio se retranchent à nouveau derrière leurs épaisses murailles, pendant que les navires de la flotte montefeltrine bombardent sans relâche tous les ports des deux états. Le tout jeune Comtat Avarois, voyant en Montefeltro un intérêt stratégique de contrôle du Duc de Maisne et du Comte du Piémont, envoie les trois armées princières soutenir le Marquis. La bataille, devant les murs de Montefeltro, est la première victoire militaire d'Avaricum. Le Marquis voit alors s'ajouter à ses biens quelques terres piémontaises, et surtout, à l'ouest, une petite partie du Maisne, incluant la ville de Getozi. À l'instar de Venezio, le Marquis s'y fait titré comte.

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