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Un article de Avaricum.

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SAINT · EMPIRE · D'AVARICVM


Le portail de l'État avarois

Une section de l’Encyclopædia consacrée à l'administration et au gouvernement du Saint-Empire.

’État avarois est incarné par l'Empereur d'Avaricum. « L'Eſtat, c'est Moy ! Et c'est à Moy seul qu'appartient le pouvoir législatif, sans dépendance et sans partage. » dira Édouard VI. Cette phrase résume la conception avaroise de la légitimité du pouvoir : accordé par les Dieux à l'Empereur, Leur lieutenant sur terre, celui-ci n'est pas détenteur du pouvoir mais plutôt l'exécuteur des volontés du Ciel. Il n'est pas libre de sa condition et ne peut donc pas abdiquer ni même refuser de monter sur le trône. Certes, des conditions sont posées pour exercer le pouvoir : confession zorthodoxe, pleine maîtrise de ses moyens, notamment. Nonobstant, la conservation de la dignité impériale n'est pas subordonnée à l'exercice effectif de l'autorité divine qui peut être remise à un régent si l'Empereur est inapte et seul le trépas le délivre.
Actualité

Une révolution rouge carzinalice

Personne n’avait eu connaissance du rappel du carzinal de Fleury dans la capitale. Dans une lettre que l’Empereur a adressé à son beau-frère, il a, dit-on, et sur un ton ne souffrant pas la contestation, privé Zichten Itza d’une personnalité remarquable. Ce faisant, c’est à un véritable coup de majesté que notre bien-aimé souverain a procédé. Visiblement lassé des petites cabales et des rivalités de quelques vicomtes qui se verraient bien prendre la place des princes du Sang, affecté par une relative désertion de la Cour, due au départ des princes et des grands seigneurs qui tous juraient jusque peu par le seul mot de “conspiration”.

Source : Le Mercure GalantLire la suite
Index Général

Gouvernement de l'Empereur

Gouvernement des princes

Gouvernement ecclésiastique

Image de la Semaine


Défilé des cuirassiers de Trembleterre. Les parades militaires sont des évènements prisés par la population de Castillon-Villeroy qui acclamer l'Empereur lorsqu'il commande aux armées.
Gouvernement de l'Empereur

Le gouvernement l'empereur se divise en deux : une partie est collégiale, l'Empereur gouverne alors au sein de la curia regis ou "Cour-le-roy" des anciens juristes. L'un d'eux, Jacques Bodin, affirme que l'Empereur doit gouverner en "grand conseil". L'autre partie est constituée par les grands commis de l'État : chancelier, surintendant des finances, secrétaires d'État, officiers généraux. Ceux-ci sont des décideurs, proches collaborateurs de l'Empereur ; ce sont en fait des ministres.

On distingue deux types de conseils, ceux de justice et ceux de gouvernement. Les premiers rendent la justice retenue de l'Empereur, ils sont présidés par le chancelier d'Avaricum. On distingue :

Les conseils de gouvernement assistent l'Empereur pour les questions de politique tant intérieure qu'extérieure. Ils rassemblent les ministres d'État, le chancelier d'Avaricum, les secrétaires d'État, notamment. Ils se répartissent de la manière suivante :

  • le conseil d'État dont la composition est laissée à la discrétion de l'Empereur qui y évoque les affaires les plus importantes, notamment celles des affaires extérieures ;
  • le conseil des Dépêches qui rassemble les principaux décideurs et au cours duquel on lit les rapports des autorités provinciales et l'on débat des affaires d'importance un peu moindre que précédemment.

Les proches collaborateurs de l'Empereur sont :

Instance judiciaires
Allégorie du conseil des Immortels
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Allégorie du conseil des Immortels

L'on a coutume de dire qu'Avaricum s'est bâti sur la justice car ce fut la première administration structurée. On distingue notamment :

Histoire avaroise

L’État avarois fut établi en 1547 lors de la signature du traité de l’harmonie des Nations qui fit naître le comté, bâti sur les royaumes préexistant de Nouvelle-Alexandrie. La dénomination de « comté », ou plus justement celle de « comtat », provient d’une confusion linguistique : l’on désigne en effet à cette époque le premier officier du roi de Catillon, sous le nom de « comte palatin ».

C’est donc un État monarchique et féodal qui apparaît. Le comte dispose d’une autorité faible sur ses vassaux, et ceux-ci détiennent une très large autonomie : l’entretien d’une armée régulière aussi nombreuse que bon leur semble et un pouvoir décisionnel dans tous les domaines sauf la diplomatie. Le comté demeure très hétérogène à l’intérieur et le prince de Guysenval, vassal bouillonnant, organise de nombreux complots qui remettent en cause son unité.

Une révolte populaire met à bas le système établi le 14 Avril 1705, jour anniversaire de l’Harmonie des Nations : des armées populaires de Castelmaure, rejointes par des Castillonnais, attaquent et battent l'armée du prince de Guysenval et occupent sa capitale. Les princes de Castelmaure et de Guysenval sont chassés et le comte Philippe, toujours populaire, doit composer avec les émeutiers. Une constitution est établie, entérinant une relative démocratisation. Le retour du prétendant à la Couronne de Guysenval dans le comté et le réveil du sentiment monarchique permettent un retour à la situation antérieure un an plus tard, date où Édouard VI, restaure les princes avarois et proclame l’Empire après la conquête du califat de Skotinos.

Les vassaux de l'Empereur se montrent prompts à la révolte et l'on assiste donc à un discret changement de régime avec la promulgation de la constitution impériale le 17 Décembre 1706, instituant une forme de gouvernement tempéré par des institutions populaires qui sont crées au détriment des princes avarois. Dans ce contexte, le prince de Guysenval s'oppose fréquemment au calife de Skotinos et l'Empereur peut ainsi s'imposer.

L'Empire gagne en 1707 la principauté d'Argentorate qui échoit bientôt au prince de Guysenval, lequel devient le second personnage de l'Empire. Il gagne en influence à la Cour, et la prise en main des affaires par le carzinal de Fleury en est le symbole. Quoique la constitution impériale n'est pas officiellement abrogée, elle est de fait démantelée et le traité de l'harmonie des Nations redevient la base du droit. Les principautés avaroises gagnent en autonomie, mais l'Empire se retrouve renforcé par la paix intérieure qui y règne dès lors.
Les grands-offices de la Couronne


Les grands-offices constituèrent le gouvernement primitif du comtat d'Avaricum. Les titulaires de ces charges détenaient en effet la gestion des finances, des armées et de la justice du souverain avarois. Originellement donnés à de grands bourgeois ou à des hommes d'Église, ces offices devinrent bientôt l'apanage de grands seigneurs avides d'honneurs. En effet, de tels titres donnent accès tant au particulier du monarque avarois qu'aux premières places à la Cour. Les grands-offices ayant perdu une bonne part de leur importance politique, ils demeurent cependant toujours prestigieux.


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