Portail:Cour de l'Empereur
Un article de Avaricum.
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COVR · IMPÉRIALE · D'AVARICVM
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Le portail de la Cour d'Avaricum
Une section de l’Encyclopædia consacrée à la plus brillante Cour de l'Archipel. |
Jeu de chaises musicales dans l'entourage de la princesse Constance d'Aragon
Bien naïfs sont ceux qui croient que le rappel soudain au Bienheureux-Siège de l'Abbé de Boisbelle, encore récemment ministre du Sceptre, serait dû à la volonté du carzinal de Klausbourg de revoir auprès de lui un collaborateur fidèle. En réalité, le renvoi — car il s'agit bien d'un renvoi — de Boisbelle à Zichten Itza est entièrement le fait de la princesse d'Aragon. On la murmurait depuis quelque temps très mécontente des services du vieil abbé.
Maison d'Avaricum
Organisation de la Cour
Vie à la Cour
Cérémonies
Les dignitaires qui tiennent les premières places à la Cour sont de plusieurs ordres, à commencer par les princes : ainsi, le prince d'Aragon, le dauphin d'Avaricum, le roy d'Yrusalem, le prince de Castelmaure, le calife de Skotinos se reçoivent les plus grands honneurs que leur confèrent leur naissance. Mais il en est aussi d'une seconde sorte et que l'on compte parmi les grands officiers de la Maison de l'Empereur. Ils supervisent la vie publique du monarque, sont chargés de donner à la Cour tout son splendide éclat, on compte notamment :
La famille impériale est une expression derrière laquelle se cache une véritable institution. La coutume avaroise fixe la composition de la famille impériale : son chef l'Empereur, l'impératrice uniquement chargée d'engendrer, et les infants d'Avaricum, qui sont les descendants du monarque. On peut encore y ajouter les descendants de l'héritier de la Couronne et éventuellement, l'impératice douairière, mère de l'Empereur.
Actuellement, l'Empereur d'Avaricum est Édouard VI de Valois-Castillon, fils du feu Comte d'Avaricum Philippe III. Il a épousé Sybille-Yaffa de Castillon laquelle apportait à la Couronne le Skotinos. De leur mariage est né le dauphin d'Avaricum, Léto-Victorien de Valois-Marengo. Bien qu'aîné des fils de l'Empereur, il n'a pas été désigné pour succéder à son père et s'est consacré à l'Église en entrant dans les ordres. Il est à présent archiexarque de Griechborg. Sa sœur, l'infante Amaranthe-Kaïlea est le plus beau parti de l'archipel après la kronprinzezzin Charlotte de Zollernberg. Le second fils de l'Empereur est donc l'héritier du trône. Titré prince d'Aragon, lequel titre est réservé au second fils de l'Empereur si le monarque entend lui confier la Couronne à sa mort, Mithridate de Valois d'Aragon est fiancé à la princesse Constance de Klausbourg. Destinée à devenir l'impératrice d'Avaricum, elle est la première fille du roi-empereur d'Angmar-Persis.Le palais Aragon est la résidence officielle des souverains avarois. Ses dimensions pantagruéliques en font le principal édifice de l'Archipel. Conçu par Baptiste Vinci de Clairvaux et Boromée de Saint-Charles, bâti de 1662 à 1686, il est harmonieusement disposé et les grands volumes qui contiennent les grandes salles d'apparat contrastent avec les cabinets intimes où le monarque aime à se délasser. Les jardins s'étendent sur près de dix hectares, au cœur de Castillon-Villeroy.
Résidence palatine et citadine de la famille impériale, le palais Aragon héberge aussi une partie de l'administration et la chancellerie d'Avaricum. L'Empereur y tient le conseil d'État dans la première antichambre de ses appartements, et le conseil des Dépêches dans la seconde antichambre. Haut lieu de pouvoir, le palais est cependant premièrement dévolu à la Cour et à la mise en scène de ce pouvoir. Décorum fantastique, plus de deux mille courtisans y logent, et cinq mille s'y redent régulièrement. Le personnel domestique compte plus de quatre mille serviteurs dévoués à leur souverain.
C'est au rythme des bals fastueux, des cérémonies majestueuses, des mariages princiers que vit le palais Aragon.La Maison de l'Empereur est une véritable administration domestique qui supervise l'orchestration et la mis en scène de la vie de chaque souverain avarois. Ancienne, parfois réputée archaïque, elle est néanmoins l'heureuse héritière d'une tradition à laquelle les monarques ont montré leur attachement. Elle date en effet de bien avant l'instauration de l'Empire et même du Comté. Le roi de Castillon possédait déjà la sienne à l'image de ses pairs de Guysenval et Castelmaure.
Bien que son organisation ne soit pas toujours très claire, on distingue trois grandes divisions :
- la maison civile, divisée en pas moins de vingt-deux départements, supervise le quotidien de l'Empereur : logement, cérémonies, protocole, finances privées, chasse, divertissements de la Cour notamment. Elle est directement dirigée par le grand maître d'Empire qui dirige et nomme tous les autres officiers de la Maison de l'Empereur.
- la maison militaire est formée de six régiments qui sont la garde rapprochée du souverain sur les champs de bataille, et l'élite de ses troupes. Les soldats sont des vétérans recrutés parmi les plus méritants nobles de l'Empire. Elle est dirigée par le commandeur d'Avaricum qui seul, est nommé directement par l'Empereur.
- la maison ecclésiastique, ou plus communément "chapelle impériale", a la charge d'assurer l'office divin à la Cour. L'Empereur y assiste chaque matin pour montrer l'exemple à ses sujets. Il la confie a un grand aumônier d'Empire qui est généralement un prélat de haute volée, exarque voire carzinal.
De nombreuses cérémonies se déroulent dans le cadre de la Cour avaroise. Elles sont très règlementées, définies par un protocole rigide et rigoureux. L'étiquette est observée avec la plus grande minutie. Ceci contribue pour beaucoup à l'éclat des fastes. Le duc de Rouvroy affirme que le faste d'un prince est à la hauteur de sa puissance. Fêtes grandioses, feu d'artifices sur la perspective du grand-canal, bal dans la galerie des honneurs, soirée à l'opéra impérial, les réjouissances sont multiples.
Mais ces frivolités côtoient des évènements bien plus importants. Réception d'ambassadeur, des corps constitués, mariage du souverain, enterrement ou sacre chacun de ces évènements participe à écrire l'histoire de l'Empire. Parmi ceux-ci, les États-généraux sont l'occasion pour le monarque de célébrer l'union avec son peuple et de rappeler son "élection" par acclamation de la foule présente à Puyravault lors de son sacre. Au cours de ces journées de discussions où se retrouvent les députés du clergé, de la noblesse et du tiers-État, l'Empereur doit présider à diverses cérémonies : ouverture des États-généraux, réception des cahiers de doléances, déclaration finale et fermeture des États.



