Royaume d'Yrusalem

Un article de Avaricum.

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Royaume Croisé d'Yrusalem
« Oderint, dum metuant »

Généralités
   Statut État indépendant
   Capitale Cité sainte d'Yrusalem
   Religion(s) Zorthodoxe
   Langue(s) François & avarois

Gouvernement
   Forme de l'État Théocratie
   Roy Charles Ier
   Sébastocrate Vicomte de La Dragonnade

Cartographie

Le royaume croisé d'Yrusalem est localisé au Nord de la Nouvelle-Alexandrie, et occupe au milieu de la Mer de Thezzalonique pas moins de cinq îles principales. Il est entouré d'une part par la principauté de Norvas et le comté de Carmélide, deux États sur lesquels le Roy a des prétentions, et d'autre part par la Nouvelle-Caucasie et Nyvélia.

Institutions

Sa Majesté Royale Charles Ier d'Yrusalem ainsi que le duc-exarque son frère.
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Sa Majesté Royale Charles Ier d'Yrusalem ainsi que le duc-exarque son frère.

Le Roy

Le roy d'Yrusalem est la personnification de Bezoar sur terre. Incarnation de la divinité, sa personne est hautement sacrée. Tenant son pouvoir des Dieux, et lui-même divin, le roy d'Yrusalem est donc absolu, autocrate. Son pouvoir est théoriquement sans limite aucune. Cette forme de gouvernement est bien une théocratie. Le roy est son propre chef de gouvernement. Néanmoins, il nomme de nombreux ministres pour l'aider dans sa tâche car ses possessions dépassent Yrusalem, sont nombreuses et diverses.

Le cabinet royal des Couronnes héréditaires

Le cabinet a été formé par le roy d'Yrusalem pour superviser et accorder la politique menée dans chacune des possessions de la Couronne yrusolymitaine : Guysenval, Argentorate, Gallice et le royaume d'Yrusalem lui-même. Le cabinet royal définit une politique commune plus ou moins étendue dans chacun de ses États, en fonction des prérogatives qu'y détient le prince. En Guysenval ou en Argentorate, le souverain n'est plus qu'une autorité locale, en Gallice, il est soumis à un lien de vassalité vis-à-vis du Bienheureux-Patriarche. Enfin, en Yrusalem, il est pleinement indépendant.

Le cabinet est présidé directement par le Roy qui y invite traditionnellement le secrétaire princier de Guysenval & Argentorate, le sébastocrate royal d'Yrusalem et le Grand-bailli d'Alcanthe, qui sont les principaux ministres des différents gouvernements. À ce cercle restreint s'ajoutent quelques conseillers qui sont généralement des ministres issus de ces mêmes gouvernements. Dans tous les cas, la composition du cabinet royal est laissée à l'entière discrétion du Roy.

La politique menée par le cabinet demeure nécessairement très générale, et il tient à chacun des gouvernements d'appliquer les mesures qui y sont décidées. Le cabinet peut d'ailleurs rendre des arrêts qui ont valeur légale dans chacun des États. Ces arrêts sont exécutoires et chaque officier dépendant de la Couronne d'une manière ou d'une autre est tenu d'y obéir. Ils sont enregistrés par l'ensemble des chancelleries.

Le gouvernement du Roy

Le vicomte de La Dragonnade, sébastocrate royal.
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Le vicomte de La Dragonnade, sébastocrate royal.

Le gouvernement du roy d'Yrusalem à proprement parler est constitué de la sébastocratie royale et de différentes préfectures qui gèrent les affaires de l'Empire. L'ensemble de ses membres est nommé par le Roy.

La sébastocratie royale

Il s'agit du principal organe du gouvernement ; et son titulaire, le sébastocrate, tient le second rang dans le gouvernement, après le Roy. Les compétences de la sébastocratie comprennent notamment les affaires étrangères, l'enregistrement et la publication des actes royaux, la justice. Ses compétences sont, d'une manière générale, très étendues.

Les préfectures

Les préfectures sont au nombre de quatre. Elles comprennent, avec la Sébastocratie royale, l'ensemble des affaires qui sont donc ainsi réparties :

  • La préfecture de la Sacelle gère le trésor de l'État, supervise les finances, fixe le budget et autorise les dépenses de l'État. commerce, l'industrie et toutes les productions et échanges tant intérieurs qu'extérieurs.
  • La préfecture du Drome comprend toutes les affaires intérieures de police, de sécurité, de mécénat et de gestion de tous les organes culturels du royaume, d'aménagement du territoire (construction des routes, développement des ports, etc.) et des principales villes du pays.
  • La préfecture du Ploïmon a pour mission d'entretenir la marine de guerre, les installations portuaires et notamment les arsenaux et les places fortes maritimes.
  • La préfecture des tagmata entretient quant à lui les armées du roy et les places frontalières.

L'assemblée des Illustres d'Yrusalem

L'assemblée est composée des Illustres d'Yrusalem, qui sont les descendants des héritiers des chevaliers qui participèrent à la conquête du royaume, les personnes que le roy a gratifié de cette dignité, les archiexarques et exarques du royaume, les membres mâles de la famille royale. La composition de l'assemblée est exclusivement masculine. Ses compétences sont diverses :

  • cour de justice la plus haute du pays, elle juge en premier recours les dignitaires auxquels le roi a donné ce privilège, en appel les procès impliquant les nobles ou les ecclésiastiques ;
  • assemblée des élites du pays, elle est chargée d'instaurer la régence en cas d'incapacité du roy, d'élire un nouveau roy si la maison régnante devait s'éteindre.

Le roy ayant trouvé cette assemblée assez ombrageuse, il a pouvoir d'en suspendre les réunions.

Ysgaran Sabrevoix relançant ses hommes à l'assaut d'Adesse, tableau du Sieur Jean Glavé
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Ysgaran Sabrevoix relançant ses hommes à l'assaut d'Adesse, tableau du Sieur Jean Glavé

Histoire

Jusqu'en 1704, la cité sainte d'Yrusalem et l'ensemble de ce qui forme aujourd'hui le royaume d'Yrusalem et le comté de Carmélide était aux mains des califes de la dynastie Banhanouioupioupiraha. Le calife décida cette année-là d'interdire l'accès aux fidèles syistes et zorthodoxes des lieux saints d'Yrusalem. Cela eut pour conséquence immédiate de mettre sur pied une croisade dont le prince Louis IV de Gysenval prit la tête. Le comte d'Avaricum, trop content de se débarrasser d'un vassal si remuant décida de lui prêter les subsides nécessaires. Aussi, après un siège de deux mois, la cité sainte d'Yrusalem tombait aux mains des Avarois le 26 avril 1704. Or, le prince de Guysenval, ruiné par les dettes, dut se résoudre à vendre sa conquête au comte d'Avaricum.

Lorsqu'éclatèrent les révoltes et que le comté parlementaire fut établi, Yrusalem demeura possession personnelle du comte et fut pour ainsi dire oubliée. On notera simplement sous cette période que la ville eut à se défendre contre des incursions du calife Homard IV qui tenta de reprendre sa capitale. Il fut d'ailleurs par la suite contraint de faire face à l'invasion d'une aventurier sidonais, Lord Puisay, qui conquit toute la partie continentale du califat et se proclama comte souverain de Carmélide le 13 janvier 1706.

Entretemps, après la proclamation de l'Empire et la restauration de Louis-Auguste de Fleury sur le trône guysenvalois, l'Empereur d'Avaricum décida d'accorder pour dot la ville d'Yrusalem à ce prince lors de son mariage avec Hildegarde-Hortense de Valois. La maison de Fleury reprenait le contrôle de son ancienne conquête qu'elle proclama royaume. Louis V de Guysenval devenait Louis Ier d'Yrusalem.

Le 12 juillet 1706, le prince Louis-Auguste de Guysenval abdiqua et devint archiexarque primicier d'Alcanthe, chef de l'Église syiste. Il céda donc sa seigneurie d'Yrusalem à son premier fils, Charles d'Yrusalem. Celui-ci devint rapidement prince de Guysenval. Des difficultés intérieures le retinrent, et enfin, en 1707, il était fin près à conquérir le reste des terres du calife. La commençait mal : avant que n'arrivent les troupes guysenvaloises, Yrusalem retombait aux mains du calife Homard V. Mais le généralissime des troupes guysenvaloises était un militaire de renom, le prince d'Argentorate qui fit un brillant siège au cours duquel il fut secondé habilement par l'exarque de Castillon-Villeroy qui revêtit une armure à cette occasion. Après un siège mémorable, la ville tombait le 2 mars 1707, la calife, sa famille, ses ministres, tous étaient pris.

Après cette étêtement du gouvernement yrusolymitain, les petits et grands seigneurs, désemparés, se replièrent sur eux-même et leur désunion permit aux troupes guysenvaloises de prendre tout le Royaume. Le 26 avril 1708, la campagne s'achevait sur un succès complet et la colonisation du royaume par des Avarois débuta. De nombreux généraux audacieux s'étaient distingués, tel Ysgaran Sabrevoix qui conquit Adesse en une journée seulement.

Culture

Statue équestre de Charles Ier en armure, sur la place du Palais royal, par Georges Coysevox
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Statue équestre de Charles Ier en armure, sur la place du Palais royal, par Georges Coysevox

Société

La société d'Yrusalem est d'un type particulier en ce sens qu'elle fait cohabiter deux types de société : l'ancienne d'essence halawiste, et la nouvelle, conquérante, originaire d'Avaricum et particulièrement de Guysenval.

La première est assurément sur le déclin. Partiellement réduite en esclavage, elle a été très réduite par la guerre, les persécutions, les maladies. Primitive, hérétique, elle continue d'adorer ses faux dieux. Elle a déserté les villes pour se réfugier dans les campagnes fertiles où la présence avaroise est moins forte. Elle est essentiellement composée de paysans qui cultivent la terre dans de grandes propriétés de seigneurs d'origine avaroise. La figure paternelle et l'autorité religieuse déterminent la vie de la famille et de la communauté. Ces populations restent imperméables aux pénétrations zorthodoxes. De nombreuses révoltes éclatent épisodiquement.

La seconde prospère partout. La société des villes est très brillante, comparable à la société avaroise. Haute aristocratie et principaux dignitaires du clergé zorthodoxe dominent une société où la bourgeoisie, qui cherche à s'ennoblir, a du mal à paraître. La cour est particulièrement fastueuse et dispose d'un grand rayonnement au niveau régional. Ce rayonnement est relayé par les sociétés et académies royales. La bourgeoisie de la capitale et des villes est prospère et fort riche. Elle vit principalement du commerce car Yrusalem se situe à un point de rencontre des grandes routes maritimes.

Dans les campagnes, les chevaliers qui ont participé à la conquête ont reçu de grandes exploitations dont ils tirent des revenus confortables. Ils se servent de la main d'œuvre locale. Ils entretiennent, souvent avec des riches investisseurs venus des villes, des manufactures qui produisent un artisanat très réputé.

Arts

L'activité artistique sous la dynastie Banhanouioupioupiraha est considérée comme hérétique, primitive. Il s'agit d'art figuratif qui utilise avec un grand raffinement les figures géométriques. Il a beaucoup souffert des destructions, notamment au niveau des lieux de cultes. À présent, la ville d'Yrusalem est une ville neuve qui ne dépareillerait nullement si elle était sise en Nouvelle-Alexandrie. Hôtels particuliers et palais aux façades sulpiciennes, opéras, théâtres, bibliothèques, tout a été recontruit dans le plus pur style guysenvalois. Le style artistique se confond donc avec celui de la principauté avaroise de Guysenval, si ce n'est que c'est à présent dans le royaume qu'il connaît sa plus excellente perfection.

Religion

Représentation médiévale d'Yrusalem : Saint Sevan reçoit la Révélation.
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Représentation médiévale d'Yrusalem : Saint Sevan reçoit la Révélation.

Sa capitale, la cité d'Yrusalem, est un lieu saint ancestral où, paradoxalement, ne s'attache foncièrement aucune religion au détriment d'une autre. Le Syisme comme la Zorthodoxie y sont profondément ancrés, de même que l'Hallawisme, hérésie turcose. C'est un lieu d'effervescence spirituelle, où les archives font état de plusieurs miracles, et où les croyants se recueillent. Mais depuis la conquête du royaume par les Guysenvalois, ces Zorthodoxes intégriztes se sont débarassés des fidèles des autres confessions qui croupissent en prison en attendant un procès expéditif de l'inquizizion, ou d'être brûlé vif.

Économie

L'économie yrusolymitaine est essentiellement basée sur le commerce et le négoce maritimes d'une part, et d'autre part sur la production des manufactures. Les navires du royaume se rendent en Nouvelle-Alexandrie, en Ys, à Nautia et jusque dans le lointain Syracusat pour échanger, vendre, des produits. Des compagnies royales maritimes aident ce commerce et sont des concurrentes redoutables qui paient leurs propres mercenaires pour établir, par la force, des comptoirs sur les côtes de l'Archipel.

L'artisanat ancien, halawite, a considérablement diminué, et il ne fait plus que survivre. La relève a été prise par des manufactures où les employés sont regroupés, et où ils effectuent des travaux selon des normes standards et scrupuleusement définies.

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