Sybille-Yaffa d'Atékarone-Castillon

Un article de Avaricum.

Jump to: navigation, search
Registres de
l’état civil
Sa Majesté Impériale Sybille-Yaffa d'Atékarone-Castillon
   Nom Atékarone-Castillon (d')
   Prénoms Sybille-Yaffa
   Date & lieu de naissance date inconnue, lieu inconnu
   Père inconnu
   Mère inconnue
   Union 1) Kérop d'Atékarone
2) Édouard VI de Valois-Castillon
   Descendance 1) Cydonis'Râ & Mélytiade
2) Léto-Victorien, Amaranthe-Kaïlea & Mithridate
Honneurs

Titres

Impératrice d'Avaricum
Califa de Skotinos
Princesse de Castillon
Palatine de Kadyngrad

Décorations

Grand-Croix du Très Honorable Ordre de l'Aigle de Götzborg
Commandeur de la Légion d'Honneur d'Alexandrie
Colonel-Chef d'Honneur des Dragons de la Reine
Médaille du Couronnement de S.A.R. le Grand-Duc François-Joseph III de Zollernberg

Description des armoiries

Blason (de Valois-Atékarone)

Écartelé en prime de Castillon (de gueules, au château d'or, donjonné de trois tours, ouvert d'azur), en second de Guysenval (d'argent, au lion de pourpre, armé, lampassé et couronné d'or), en tiers de Skotinos (d'or, à quatre pals de gueules) et en quart de Castelmaure (de gueules, aux chaînes d'or, en croix, en sautoir et en orle, allumées en coeur de sinople) ; enté en pointe de Castillon-Villeroy (d'argent, à la grenade de sinople, ouverte de gueules) ; chargé sur-le-tout d'azur, à trois fleurs de lys d'or ; surchargé sur-le-tout de Kadyngrad (croix potencée de sable).
Armes

Habillé du manteau impérial, le blason, de Valois-Atékarone, surmonté de la Couronne Impériale, est accolé de la dignité de Commandeur Suprême des Ordres Impériaux (dignité honorifique ; seul l'Empereur jouit des prérogatives intrinsèques) et de deux lions d'or à la tête contournée, armés de gueules ; le tout reposant sur un perron d'or.
Biographie

Contrairement à ses prédécesseures dynastiques, les précis d'Histoire relatent, quoiqu'assez concisément, à la considération de la culture skotinecque – origine dont Sybille-Yaffa d'Atékarone se réclame –, qui n'a pas pour habitude la conservation des événements historiques, la jeunesse de la Princesse. Il semble que cette singularité s'explique, sans justification rationnelle, par la fusion coïncidente du territoire skotinec dans les terres d'Avaricum. Cependant, à la genèse de Sybille-Yaffa, rien ne semblait prévoir cette annexion, ainsi que la guerre civile qui en fut à l'origine, à l'instar des troubles prolégoméniques ; qualifiant en subséquence ladite singularité de concomitante.
Ainsi donc, les occurentes éphémérides fabuleuses n'en demeurent pas moins empreintes de légende que les annales des feues Califas auxquelles Sybille-Yaffa succéda ; mais l'on peut affirmer aisément que cette dernière naquit à la surface des terres orientales du Skotinos, aux abords de Mathapédia, là où l'on taille le renommé marbre utilisé dans le tout-Avaricum & son proche au-delà. Avancer des détails tiers serait chose bien hasardeuse, et en attester en sus recette fort aventureuse. En outre, lorsque Sybille-Yaffa fut intégrée au harem du Calife Kérop d'Atékarone, en 1670, les courtisans purent remarquer sa grande culture et son acquisition des exigences de la bienséance, complétées par son goût artistique, inégalable par l'environnement d'alors. Sa finesse physique lui valut rapidement les faveurs du Souverain, qu'elle délaissa, au dam interloqué des autres prétendantes, pour l'un de ses serviteurs & protecteurs, un eunuque blanc – dont le style corporel & génital perdure encore de nos jours, se révélant sempiternellement transcendant –, lequel se vit frappé ensuite par le courroux de la coléreuse jalousie de celui qui se prétendait seul récipiendaire des regards enivrés et vertueux du puissant sérail de Maxaira, le centre névralgique du Califat. Sybille-Yaffa n'eut pas d'autre solution que de contracter une union synergique avec Kérop d'Atékarone, suite à quoi elle prit possession du patronyme de son époux, dont elle apprécia néanmoins les charmes masculins. De cette alliance des sens naquirent deux garçons jumeaux, le 27 Juin 1672 : Cydonis'Râ et Mélytiade ; chose insensée : depuis l'origine de la Dynastie des Atékarones, nulle génération n'avait engendré de couple d'enfants, l'exclusivité étant demeurée à l'unicité descendante. Un dilemne se posait alors : qui de ses deux fils prendrait la succession de Kérop, lorsque surviendrait la constatation du trépas de celui-ci ? Alors que régnait encore autour d'eux l'innocence de la jeunesse, il fut décidé fort discrètement de déclarer officiellement le décès de Mélytiade, mais d'effectivement lui dissimuler sa provenance et sa véritable identité, tout du moins jusqu'à la mort de son frère. L'on le confia donc à la Vizirine de Pyrale, devenue proche amie de Sybille-Yaffa depuis son accession à la tête du consorat.
Cependant, alors que Sybille-Yaffa entrait dans sa seizième année lors de sa délivrance, Kantor en comptait déjà trente. Celui-ci, despote absolu – tel était en effet son pseudonyme, qui plus fut non posthume, au détriment des us –, exigeait de demeurer seul Souverain, et écarta ainsi son épouse du pouvoir, qu'il régissait par ailleurs d'une main malhabile, voire inconsidérée, pendant que s'amplifiaient les troubles viraux au sein de son peuple, de même que les attaques étrangères contre la frontière extrêmement septentrionale du Califat. La dégénérescence vint corroborer le déclin engendré par la chute de l'ogive centrale de la grandeur skotinecque, personnifiée par Shaédeyramân d'Atékarone, esthète figurant l'excellence – que certains désigneraient d'aboutissante – de l'eurythmie universelle, ou peu s'en eût fallu.
Kérop mourut à l'âge de soixante-trois ans, des suites d'une maladie contractée sur les champs de bataille, où sa vie s'était égrenée de façon progressive et assurément croissante ; et Cydonis'Râ accéda au Trône, tandis que Sybille-Yaffa conservait son titre de Califa, comme le prescrivent les coutumes d'outre-mer : en effet, alors qu'en Nouvelle-Alexandrie, une Princesse Consorte devient Douairière à la mort de son époux Souverain, délaissant son prime honneur à l'éventuelle conjointe de son successeur ; au Skotinos, la titulature est bilatérale, et parcimonieusement répartie envers le mâle & la femelle, par ordre de primorègne, c'est-à-dire que jouissent du titre de Calife les dignitaires vivants de la plus ancienne génération vivante masculine d'une part, féminine d'autre part.
Cydonis'Râ, éduqué par des précepteurs savamment sélectionnés par sa mère, instruit à l'art du combat par les plus adroits maîtres d'armes du Palais d'Élykernä, élevé enfin sous l'incessante sévérité de la vertu de sa famille, n'eut cependant pas le loisir de redresser sa patrie décadente, dont la déchéance fut précipitée sous le joug de son parent. Les barbares envahirent le septentrion & l'orient ; les Skotinecs révolutionnaires s'en prirent au Palais, contraignant Cydonis'Râ à fuir en Nouvelle-Alexandrie, auprès du Comte Édouard VI, où il trouva la mort. S'ensuivit sous peu la venue des armées avaroises, et la Campagne de Skotinos se révéla une difficile épreuve pour Sybille-Yaffa, qui voyait son multiséculaire potentat se résorber pour ensuite renaître sous une autre forme : l'annexion, occuremment de Skotinos par Avaricum. Nonobstant, la déception se révéla éphémère, du fait de la venue du Comte au Palais d'Élykernä, non consignée dans les témoignages de guerre de ce dernier, où le charme de la fragrance et des chairs opéra. La mysticité de cette union, sacrilège aux yeux de l'Église – car impliquant un adultère de Sybille-Yaffa, même envers un époux défunt –, resta conservée, car sitôt le Comte revenu en Castillon-Villeroy, et l'Empire instauré, s'écoulèrent moult mois sans rapprochement officiel, absence d'autant plus justifiée par la nomination de Mélytiade, revenu soudainement, à la charge de Calife, au détriment de Sybille-Yaffa, qui ne put dès lors plus exercer les prérogatives informelles qui lui étaient dévolues depuis le suicide de Cydonis'Râ.
Sa première apparition se situa à Castillon-Villeroy, dans le Mausolée de Saint-Jacques-de-Gallice, où gît le corps canonisé de Saint-Cydonis'Râ, grâce à laquelle Sybille-Yaffa put demeurer, quoique discrètement, à la Cour Impériale, auprès de son amant, qu'elle épousa finalement le 31 Juillet 1707, devenant ainsi Impératrice d'Avaricum & Princesse de Castillon. À l'occasion, elle reçut des mains de l'Empereur d'Alexandrie, Edgard II, l'insigne de Commandeur de la Légion d'Honneur ; et de celles du Roy de Götzborg, August Charles II, la dignité de Grand-Croix du Très Honorable Ordre de l'Aigle, en sus de celle de Colonel-Chef d'Honneur des Dragons de la Reine, troisième régiment de cavalerie. Quant au mariage, comme le dictent les traditions néo-alexandrines, Sybille-Yaffa dut porter dot, et préféra les terres de Kadyngrad, berceau insulaire de ses ancêtres, sans l'avis favorable du chef de sa Maison, son fils, Mélytiade, parti alors sur ladite île, dans le vain espoir de la reconquérir. Dès cet instant, l'Empereur Édouard VI et l'Impératrice Sybille-Yaffa devinrent Palatins de Kadyngrad, liant ce titre très honorifique à leur Empire. Mais la jouissance de la possession méridionale fut de courte durée, et l'on dut s'en défaire suite au décès de Mélytiade lors d'une seconde expédition vers l'enclave désirée – dont le couple impérial fit partie –, et à la subséquente excommunication territoriale, œuvre conjointe de l'Empereur, également Exarque de Castillon-Villeroy, et du Grand Aumônier d'Empire, Maximillion-Constantin de Kazar-Tonnerre. Lors de l'accession du fils de Mélytiade, Arkays, au Califat, il hérita du titre, et autorisa sa grande mère, Sybille-Yaffa, à conserver intacte sa titulature.
Ainsi donc, l'union matrimoniale de Sybille-Yaffa d'Atékarone et Édouard de Valois est vue par certains, notamment Guysenvaliens, donc pro-Fleurystes, donc anti-Atékarones, comme une contrainte agréée par le monarque pour s'assurer de la vassalité du Califat de Skotinos à la couronne impériale ; mais certains, surtout les quidams non influencés par les courants notoirement sectaires qui divisent le pouvoir des instances de l'Empire, embrassent la prétendue cause première de ce mariage, qui se revendiqua toujours d'amour. En outre, tout le monde s'accorde à penser que la dot était en réalité un don fort dépourvu à première vue, mais surtout empreint de vacuité, allant même jusqu'à prétendre la préméditation familiale de cet enchaînement d'imbroglii juridiques.
Aujourd'hui, Sybille-Yaffa assure à merveille son rôle d'Impératrice, se complaisant dans le faste des cérémonies quotidiennes voulues par le Protocole, et soutient sans aucun doute dans l'ombre le dernier héritier des Atékarones, Arkays, dans sa quête de la primauté interministérielle, car, ainsi que les Atékarones conquirent le Skotinos voilà plusieurs siècles, ils établissent enfin leur hégémonie sur un Empire où l'Étoile, ici vraiment, ne se couche jamais, et où resplendit la fureur de l'élégante vigueur & de l'intrinsèque rigueur.

Charges & Fonctions

Charges présentes

Prédécesseure :
Blanche de Habsbourg-Castillon
Comtesse d'Avaricum
Successeure :
En exercice
Prédécesseure :
Némésys d'Atékarone
Successeure :
En exercice
Prédécesseure :
Khoruscän d'Atékarone
Successeure :
En exercice
Prédécesseure :
Vacance de la charge
Successeure :
En exercice